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Développement de l'espace rural

Introduction

L'agriculture est un acteur central de l'espace rural. Pour maintenir sa position, l'agriculture doit s'ouvrir de plus en plus vers d'autres activités plus ou moins proches de la production de denrées alimentaires.

Dès lors, les familles paysannes et les conseillers agricoles demandent de plus en plus de formations, de méthodes et d'outils adaptés.

AGRIDEA s'efforce de répondre à ces demandes, particulièrement pour les aspects qui concernent la montagne, la diversification, la mise en valeur des produits et la participation des acteurs à des projets.
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Projet PASTO

Le projet PASTO s'inscrit dans un contexte de questionnement important tant de la politique agricole que forestière et de concurrence accrue entre les différentes régions de production agricole. Les régions de montagne sont confrontées à la diminution importante du nombre des exploitations, à l'avancée de la forêt, à la recherche d'alternatives économiques viables afin de maintenir les emplois du secteur primaire et à l'augmentation de la demande sociale quant à des espaces de loisirs et de sports d’une part, et quant à des produits locaux de qualité et bien identifiés d’autre part.

Le système de pratiques testé dans le cadre du projet se donnait pour objectif d’essayer de répondre à ces multiples défis : développer un mode de production de viande qui puisse à la fois offrir une opportunité intéressante aux exploitants de diversifier leur revenu, tout en contribuant à l'entretien de zones particulièrement exposées à l'embroussaillement et répondant à une demande en matière d'environnement, de paysage et de qualité des produits.

Le projet PASTO s’est appuyé sur un partenariat pluridisciplinaire réunissant quatre institutions :
Par ailleurs, une étroite collaboration s’est instaurée avec le Service de l’agriculture du Valais et avec la Fédération de la race d’Hérens qui a abouti à la constitution d’une Association pour la promotion de la viande d’Hérens (Association Viande Hérens du Valais).

Les principaux résultats du projet



Une série d’articles a été publiée dans la Revue suisse d’agriculture et dans Agrarforschung en 2009.


Les aspects suivants ont été présentés :
Une typologie des éleveurs du Valais central a été établie, construite à partir d’une part de l’importance accordée aux combats de reines et dans les pratiques des éleveurs et de l’importance économique accordée aux activités d’élevage.

Le marché de la viande d’Hérens se caractérise par une forte demande et une offre insuffisante; une part importante des consommateurs enquêtés est prête à payer pour une produit identifié et de qualité; une filière cantonale permettrait de mieux mettre en relation les différents acteurs du marché et ainsi de stimuler l’offre et la rendre plus visible.

En quelques décennies, d’importantes surfaces en milieu subalpin ont été gagnées par les buissons et la forêt. Mais cette dynamique est peu perçue par la population qui apprécie avant tout un paysage semi-ouvert, maîtrisé et agrémenté de différentes structures. Valeurs environnementales et esthétiques contribuent fortement à l’appréciation du paysage, mais les valeurs identitaires, culturelles et sociales ne doivent pas être négligées.

Sur le plan zootechnique, la production de viande en montagne et l’entretien du paysage sont conciliables, à condition de garantir une intensité d’alimentation minimale durant certaines phases de production, pour obtenir à la fois une qualité de carcasse répondant aux exigences du marché et un état corporel suffisant des vaches. Economiquement aussi, l’alternative est envisageable, à condition de bien maîtriser les dépenses en aliments.

Même sur un pâturage aussi hétérogène que celui du Larzey, les animaux vont partout, y compris dans les zones les plus fermées. En utilisation précoce, la mégaphorbiée est appréciée par le bétail qui freine son évolution vers l’aulnaie. Les aulnaies peu et moyennement boisées (< 30% de recouvrement) sont attractives pour le bétail, qui consomme volontiers les jeunes rameaux d’aulne vert. Une intensité de pâture de
80 UGBx jours / ha permet de stopper le développement de l’aulne vert, pour des arbustes peu denses et d’une hauteur inférieure à 1,5m.

La viande produite en montagne avec de l’herbe a des qualités nutritionnelles supérieures (acides gras, résistance à l’oxydation) de celle produite avec un régime à base de maïs. Certains acides gras sont des biomarqueurs pertinents et pourraient permettre une traçabilité des produits (alimentation-lieux de production). La question de la tendreté et de la finition d’une viande produite en région de montagne, notamment sur des pâturages escarpés, doit être bien réfléchie et pondérée avec des critères de rentabilité.

La construction d’un scénario a permis d’intégrer tous les résultats de la recherche et de faire des propositions réalistes pour la production de viande et l’entretien des zones de pâture en montagne. Le scénario tient compte des différents profils d’éleveurs de la race d’Hérens, en les impliquant de manière différenciée, afin de ne pas heurter frontalement leurs pratiques et leurs systèmes de valeurs. Un itinéraire technique permettant à la fois une meilleure mise en valeur des zones à enjeux d’embroussaillement et la création de valeur ajoutée au niveau local a été défini.

Les articles ont été traduits dans Agraforschung : PASTO a bénéficié du soutien de :
Le rapport final du projet.

Contact :

Valérie Miéville-Ott
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Montagne

Réseau alpestre francophone (RAF)

Le Réseau alpestre francophone est le résultat d'une démarche entreprise par les sociétés d'économie alpestre des Alpes francophones qui souhaitent unir leurs efforts pour une meilleure coordination et promotion des activités alpestres. Ce réseau est coordonné au niveau suisse par AGRIDEA. Ce réseau a déposé une demande de projet Interreg dont le descriptif figure ci-dessous.

Objectifs, résultats et impacts attendus

Au même titre que les autres espaces de montagnes, forêts, pelouses, glaciers, torrents, rivières et lacs, les alpages font partie du patrimoine " naturel " collectif des Pays de Savoie, Suisse et en Vallée d'Aoste.

Façonnés en grande partie par les hommes et les pratiques agro-pastorales au cours des siècles, mais empreints d'une forte naturalité, les alpages constituent tout à la fois des espaces productifs de qualité dans un environnement paysager privilégié, un patrimoine naturel riche et diversifié mais représentent également d'immenses terrains de loisirs et de ressourcement, d'été et d'hiver, pour notre société urbaine.

Les espaces pastoraux ont donc un rôle économique mais aussi environnemental et social dont la conservation est liée au maintien et à la protection de l'activité agro-pastorale, dans le respect de cet équilibre, inscrit dans le vieux pacte qui lie, entre vallées et alpages, dans tous les pays de montagne, l'homme, l'herbe et l'animal.

Face à l'ouverture à un public de plus en plus nombreux, à l'attrait et à la " multi-activité " que connaissent aujourd'hui ces espaces pour notre société, il paraît donc indispensable de regrouper des organismes volontaires, représentatifs des utilisateurs de l'espace alpestre des Pays de Savoie, de la Vallée d'Aoste et des cantons du Valais, de Vaud et de Fribourg, au sein d'un Réseau alpestre francophone.

Le réseau se donne pour objectifs de :

  • mettre en liaison les utilisateurs de l'espace alpestre des Pays de Savoie, de la Vallée d'Aoste et des cantons du Valais, de Vaud et de Fribourg
  • défendre et conforter les activités agro-pastorales et forestières des zones de montagne ainsi représentées dans le cadre du développement durable des zones de montagne
  • rappeler la prééminence et l'antériorité de ces activités en ces lieux, illustrées par les hommes et les femmes qui y vivent et y travaillent, le patrimoine, la culture, les techniques et les produits que leur activité génère, afin de préserver et valoriser ces espaces " alpestres " en collaboration avec les autres acteurs économiques et notamment le tourisme
  • sensibiliser et favoriser le dialogue avec le grand public (population urbaine, touristes, scolaires, etc.) et les nouveaux utilisateurs de l'espace pastoral avec la création et la généralisation de documents d'information et de promotion au moyen des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) et d'un plan de communication.
En savoir plus :

Le site du réseau alpestre fancophone : http://www.echoalp.com/raf.
Personne de contact : Pierre Praz.
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Multimont

L'acronyme MULTIMONT est le signe de ralliement du réseau de partenaires impliqués dans les domaines de la recherche et de la mise en œuvre de la conception de la multifonctionalité de l'agriculture de montagne.

Le réseau vise à stimuler la recherche et la diffusion des connaissances dans ce domaine interdisciplinaire par l'échange d'expériences dans le contexte de l'arc alpin occidental. Les activités de Multimont :

Partenaires suisses du réseau MULTIMONT

  • Fondation pour le développement durable des régions de montagne, Sion 
  • Institut d'Economie rurale, Antenne romande, Ecole polytechnique fédérale de Zurich 
  • Médiplant, Centre de recherche sur les plantes médicinales et aromatiques, Conthey 
  • Station fédérale de recherches en production végétales de Changins, Nyon 
  • SEREC, Association suisse pour le service aux régions et aux communes, Vissoie 
  • AGRIDEA, Lausanne.
Partenaires français du réseau MULTIMONT

  • SUACI (Service d'Utilité Agricole à Compétences Interdépartementales), Alpes du Nord, Chambéry 
  • Chambre régionale d'agriculture, Rhône-Alpes, Lyon
  • TRAME (Tête de Réseaux pour l'Appui Méthodologique aux Entreprises)
  • FRGEDA, Rhône-Alpes et PACA (Provence Alpes Côte d'Azur).
Partenaires italiens du réseau MULTIMONT

  • Institut agricole régional, Aoste 
  • Région autonome Vallée d'Aoste : Assessorat de l'Agriculture, des ressources naturelles et de la Protection civile.

Personne de contact : Pierre Praz.

Gestion du territoire

Les méthodes de concertation, les procédures, les règlements et les lois doivent permettre la coexistence des différentes activités humaines (profession, habitat, loisirs) dans le territoire et le respect des fonctions paysagères et de maintien des ressources naturelles assignées à ce même territoire.

Depuis plusieurs années des compétences ont été développées chez AGRIDEA sur les aspects législatifs liés à l’aménagement du territoire. Cela a donné lieu, en collaboration avec la Communauté d’étude de l’aménagement du territoire (CEAT), à la mise sur pied de forums d’échanges touchant à des thèmes tels que « agritourisme et aménagement du territoire », « zones agricoles spéciales », « agriculture et l’environnement » etc.
Dans le cadre de la consultation lancée ce printemps par l’office du développement territorial (ARE), les Centrales de vulgarisation ont pris position sur la révision partielle de la Loi sur l’aménagement du territoire

Les résultats de la procédure de consultation ont amené le Conseil Fédéral à adopter, à l'intention du Parlement, une modification de la LAT. Celle-ci serait assouplie pour les activités de diversification étroitement liées à l'entreprise agricole ainsi que pour la garde d'animaux exercée à titre de loisir. Toute les informations utiles sont disponibles sur la page de l'ARE.

Suite à la parution du rapport 2005 sur le développement territorial de l'ARE, les Centrales ont également donné leur avis dans le cadre de la consultation qui s'est achevée au 31 août.


En savoir plus :


 
Liens vers :


Chaque année, l'Office fédéral de l'agriculture publie un document intitulé "informations de la division améliorations structurelles". Le rapport 2005 vient de paraître.

Personnes de contact : Sylvie Aubert et Myriam Charollais.
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Diagnostic participatif communal

Le diagnostic participatif permet aux communes qui le désirent d'élaborer des stratégies et de réaliser des projets concrets pour devenir les actrices et acteurs du développement de leur région. Les différents segments de la population ont  une perception différente de leur lieu de vie. En s'appuyant sur les ressources locales, les habitants-e-s sont appelé-e-s à poser un jugement sur les forces et faiblesses de leur commune et à exprimer également leurs souhaits. Sous forme d'entretiens, les intervenants externes (des étudiants-e-s formé-e-s pour cette occasion) reçoivent les informations des habitants-e-s, les centralisent pour pouvoir ensuite les restituer à la population.

Grâce à cette approche, la commune peut effectuer des actions concrètes pour se développer de manière stratégique (mise sur pied d'un point de rencontre et de culture, élaboration d'un sentier didactique, etc.).


Le prochain diagnostic participatif se déroulera dans la commune des Breuleux (JU) du 10 au 17 mars 2007. Nous sommes à la recherche d'étudiant-e-s (ethnologie, agronomie, géographie humaine) pour effectuer les interviews. Vous pouvez vous inscrire par l'intermédiaire de notre site dans la rubrique "cours 2007".


Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les méthodes, la démarche et le processus avec la commune des Breuleux.

 Vous trouverez également le rapport d'évaluation du diagnostic participatif de  Mollens (VD) en 2005 et celui d'Ecublens (FR) en 2006.

Nous effectuons ce diagnostic participatif en collaboration avec Promotion Santé Suisse représenté par Radix.

 Contact : Michèle Zufferey ou Pierre Praz.
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Tourisme rural et région

Par agritourisme, nous entendons les activités d'accueil proposées par des familles paysannes : au-delà de l'hébergement à la ferme, le camping à la ferme, les nuits sous tipi, Aventure sur la paille, l'hébergement collectif, nous incluons également les tables d'hôtes, les dégustations et les loisirs tels que le swingolf, les randonnées équestres.

Nous utilisons le terme agritourisme lorsque nous nous référons spécifiquement au monde agricole. Mais en règle générale, nous préférons parler de tourisme rural parce qu'il comprend également les offres de protagonistes non agricoles et qu'il s'inscrit dans une perspective de complémentarité, de mise en réseau au niveau d'une région. 

Il existe un certain nombre de lois au niveau fédéral, mais également cantonal et communal, qui touchent de près ou de loin le tourisme rural (hébergement, gastronomie, loisirs, etc.) Nous avons listé la législation fédérale selon les différentes thématiques qui concernent les activités en tourisme rural. Ce document permet également de réfléchir à les aspects qu'englobe tout projet de développement de l'espace rural.

En savoir plus :


Liens :
Personne de contact : Michèle Zufferey.

En savoir plus

Nos publications sur cette thématique

Commander notre logiciel "Paracalc"  pour calculer la rentabilité de ces activités